Spiderman

Sculpture Puzzle
œuvre en pièces détachables/ jeux et résolutions

Sculpture Installation
œuvre à scénographie

*collection particulière

 

Sculpture en fil métallique

Comme si vous y étiez, Spiderman dans la nuit blanche Parisienne. Et pour en savoir un peu plus :
L'interview sur youtube.

Sculpture filaire - Installation Urbaine

Spiderman est un fantasme humain, le rêve d’appropriation des murs et des voûtes, courir sur les surfaces verticales. Il n’est pas loin de voler mais il tient toujours à un fil. Spiderman, un urbain qui pratique la ville de manière très personnelle : verticalement accroché aux façades, se projetant de gouttières en hampes de drapeau.

Spiderman : urbain nouveau, métaphore des urbains d’un autre type : yamakasi, grapheur… S’emparer des parois, se hisser à la hauteur de la ville, ne plus être écrasé par l’architecture, au contraire aller à sa rencontre, s’accrocher aux façades.

Une araignée sans nid dont la toile est le véhicule et non la maison. Pour nous une allégorie de ce que devient notre maison, un véhicule.

Spiderman Sculpture fil métallique - sculpture filaire

L’araignée, l’animal araignée file un piège, Spiderman projette sa toile, se propulse. La toile, le web : projets, passages, réseaux.

Sculpture fil métal Spideman - sculpture filaire - spiderman en entier le masque de Spiderman structure filaire Sculpture filaire - Sculpture Spiderman fil de fer - Spiderman la jambele gant de Spiderman sculpture filaire - installation urbaine

Structure filaire installation urbaine Spiderman
S’emparer des parois, se hisser à la hauteur de la ville, ne plus être écrasé par l’architecture, au contraire aller à sa rencontre, s’accrocher aux façade.
 

Spiderman en suspension dans les rues de Paris - quartier Sainte Catherine
Installation filaire structure urbaine SpidermanFil et acier - structure filaire - Spiderman à l'attaque de ParisSpiderman au bout du fil - structure fil acier - suspension filaireSpiderman se reflète dans les rue de Paris

Une araignée sans nid dont la toile est le véhicule et non la maison. Pour nous une allégorie de ce que devient notre maison, un véhicule. L’araignée, l’animal araignée file un piège, Spiderman projette sa toile, se propulse.

La toile, le web : projets, passages, réseaux. Par rapport au bâtiment : la toile, longtemps symbole de désaffection des lieux, d’oubli voire de dédain d’un vieux bâtiment retrouve avec l’avènement du net sa vocation de lien, de fil collant. Jeux de cour, jeux de récré, un héros d’enfance qui porte les fantasmes d’appropriation totale de l’espace : jouer à Tarzan dans la jungle, à Spiderman dans la ville, des acrobaties sur les rambardes, à la marelle sur les dallages.

La toile de Spiderman - structure filaire exposée dans les rues de ParisLa foule est là pour admirer Spiderman en action dans Paris
Jouer dans la cour parce qu’on est protégé de la rue, regarder les fenêtres et le ciel pour s’y envoler. S’y accrocher.

 TRANSPARENCE

Ce qui est transparent est ce qui laisse passer la lumière, ce qui est perméable à la lumière sans être ni invisible ni furtif. Parmi les productions animales, les toiles d’araignées, comme les nids de bulles et autres gels, sont transparentes. De manière imagée : Glasnost et perestroïka/ Freedom of information act. Technologies de l’information et utopies conjointes type « œil de dieu ». Rendre transparent : a. Imagerie médicale : Rayons X, IRM, scanner afin d’accéder aux infrastructures. Systèmes de sécurité : mêmes procédés pour une tout autre fin, le décryptage des comportements. b. Identifier, ficher, tracer, construire et remplir des bases de données à visées bureaucratiques ou commerciales. Biométrie, banques génétiques. Les stratégies animales et humaines. Les dernières se référant souvent aux premières. J’aime bien voir la raison de la transparence comme étant souvent la dissimulation du piège aux yeux de la proie, exprimer le piège ou le désarroi de la proie. Un personnage totalement transparent, suspendu au-dessus du public. Qu’est-ce que cette transparence ? Elle permet l’observation, elle permet d’accéder à des données visuelles tout en séparant les deux milieux de tout autre type d’échange. Un palais de glace, un labyrinthe de films « fraîcheur », tout sous blister. Une époque dominée par des sentiments d’incertitude et de fragmentation. Homo packaging qui empaquette tout, étiquette et classe, sépare bien tout, pour lequel il faut que rien ne se touche sans latex protecteur. L’intention semble bonne au départ : la protection, mais sa systématisation a des effets pervers. Souvent, une radicalisation est contre-productive. La lutte à outrance contre les bactéries augmente leur résistance et affaiblit notre système immunitaire. Un exemple frappant aux conséquences graves, c’est l’apparition de comportements plus qu’à risque, le bare-back. La volonté ostentatoire de contamination. De quoi le super héros peut-il nous sauver sinon de nous-mêmes ? Un fantasme qui rend nos frustrations vivables.

STRUCTURE FILAIRE

Spiderman, l’homme araignée réalisé en réseau de fils métalliques est un rappel des créations 3D avant habillage de texture ainsi qu’un clin d’œil aux technologies de l’information. Lequel crée l’autre ? Qui de l’araignée ou du fil tisse l’autre ? Un réseau de fils : une modélisation polygonale, une vectorisation 3D, une image X-ray dans laquelle les motifs du costume du super héros apparaissent en négatif. Une peau qui soit presque une pellicule. Essayer d’être au plus proche, dans les limites techniques, de ce qu’est l’interface, un plan de l’épaisseur d’un point mathématique. Aller jusqu'à ne laisser qu'une structure filaire. C’est-à-dire filer les motifs du sujet (réseaux, réticules, arborisations, ou bien courbures de la toile en l’occurrence) ainsi que des polygones plus généraux qui déterminent de plus grands espaces. La question des modes d’assemblage est très importante : coudre, coller, nouer, souder. Créer les liens. Se spécialiser dans le traitement des surfaces, non pas dans leur texture mais dans leur imbrication géométrique potentielle. Le rapport de la partie au tout, le morceau et le morcellement, la fragmentation et les fractales, le puzzle et les pièces de couture. Comment le plan devient-il un volume ? Topologie, origami. A la jonction de plusieurs interrogations, symboliques et techniques ; dans le nœud de l’action, un personnage urbain parle du lien, des liens entre humains, de leurs réseaux. Un cluster. Spiderman.